Test du navigateur google chrome
Il y avait des rumeurs depuis plus de 4 ans, à l’époque on parlait de Gbrowser. Durant toute cette période, l’idée que Google préparait un navigateur à fait couler beaucoup d’encres, remplit des milliers de topics sur les forums, fait fantasmer nombre de fans de google … Cette fois nous y sommes, google lance son navigateur, il s’appelle Google Chrome, et c’est par le moyen original d’une bande dessinée que sa sortie a été annoncée avant hier.
Difficile de ne pas s’enthousiasmer par une telle nouvelle, j’ai dût aller sur la page de téléchargement une dizaine de fois en espérant que le logiciel soit disponible (google n’avait pas indiqué d’heure de lancement).
C’est chose faite dans la soirée, où j’ai pu faire mes premiers pas avec Google Chrome.
Premier constat, l’exécutable est particulièrement léger, je vous laisse juge :
- Internet Explorer : 14,1 Mo
- Opera : 8,5 Mo
- Mozilla Firefox : 7,2 Mo
- Google Chrome : 475 Ko
L’installation est simple et rapide, google nous demande si l’on souhaite importer nos favoris et autres historiques en provenance d’IE, cette option n’est proposée ni pour Opera ni pour Firefox.
La navigation peut commencer !
La “barre d’adresse” est inspirée de celle de Firefox 3, intelligente, elle apprend de notre historique de navigation pour nous suggérer la suite des urls saisies, elle permet aussi d’effectuer directement une recherche dans Google. Cette barre d’adresse ne m’offre cependant pas entière satisfaction, celle d’Opera - mon navigateur par défaut - est plus complète et personnalisable.
A ma grande surprise, la fameuse barre d’outils Google n’est pas présente, surprenant lorsqu’on voit tous les efforts de Google pour nous la refourguer. Cela offre cependant un grand confort de visibilité, l’ergonomie a été étudiée pour laisser un maximum d’espace pour les pages visionnées en elle même, et à ce titre, le pourcentage d’écran disponible est inégalé.
Fonctionnalité inspirée d’Opera, la page “nouvel onglet”, qui remplace la traditionnelle page blanche lors de leur ouverture. Contrairement à Opera où la page “nouvel onglet” est fixe (en fonction de notre configuration), elle est évolutive sur Google Chrome et affiche les sites les plus visitées, les dernières recherches, les derniers favoris. Sont aussi affichés les onglets fermés récemment, pratique si l’on en a fermé un par mégarde, cette possibilité est d’avantage développée chez Opera. Je ne sais pas encore si la page “nouvel onglet” sera pratique à la longue, mais elle semble assez séduisante.
Autre fonctionnalité séduisante, et pour le coup innovante, “les onglets dynamiques” permettent de de réorganiser, regrouper, disloquer les onglets d’un simple glisser déposer. Très pratique pour qui aime avoir deux fenêtres côtes à côtes, et notamment les développeurs qui utilisent éditeur d’un côté et compilateur de l’autre.
La stabilité du navigateur semble avoir été particulièrement développée. Je n’ai pas encore testé de fortes charges d’utilisation, j’imagine que des benchmarks vont être réalisés dans les prochains jours. Opera peut gérer plus de 150 onglets simulatannéement, Firefox ralentit dangereusement au bout d’une cinquantaine, je n’ai jamais osé dépasser les deux sur internet explorer :-D. A ce petit jeu, ça ne m’étonnerait pas que Google Chrome tire son épingle du jeu. En effet, s’inspirant de la philosophie Linux selon laquelle chaque processus est indépendant, chaque onglet sur Google Chrome fonctionne indépendamment du navigateur, évitant de le planter en cas de problème sur un site (qui n’a jamais fait planter un navigateur à cause d’une animation flash récalcitrante ?). Un gestionnaire des tâches permet d’ailleurs de visualiser la charge de chaque onglet.
Le gestionnaire de téléchargements, qui reste selon moi un grand défaut de Firefox, à lui aussi été étudié, et s’inspire d’une extention Firefox dont j’ai oublié le nom. Je préfère toutefois celui d’Opera, plus à même de gérer un nombre conséquent de téléchargements.
Google nous propose en tout cas à travers Google Chrome un navigateur très intéressant qui risque de séduire nombre d’internautes chevronnés. Son utilisation massive chez le grand public risque d’être beaucoup plus longue, même si la puissance de feu de Google peut réserver des surprises (imaginez une seconde l’utilisation de leur page d’accueil comme vitrine). Reste aussi la question de savoir si la communauté sera utilisée pour développer de nombreux plugins sans lesquels certains ne lâcheront pas leur firefox chéri (j’ai moi même rapidement besoin d’un correcteur orthographique). Le fait que le navigateur soit open source est une bonne indication.
En attaquant frontalement Microsoft en s’attaquant à son domaine réservé qu’est le monde du logiciel, Google affirme aussi ça différence. Si Microsoft n’a jamais vraiment cru que les futurs logiciels seraient des applications en ligne, Google en fait une réelle philosophie, et tente de nous l’entrer dans la tête, comme l’atteste la fonctionnalité “Raccourcis vers des applications” qui permet d’utiliser les applications en ligne presque comme n’importe quel logiciel.
Voici donc les premières impressions après environ deux heures d’utilisation de Google Chrome (dont une bonne heure à rédiger ce billet). Et vous, qu’en pensez vous ?























3 septembre 2008 à 9:23
[...] Google Chrome 03 sept 2008 dans Non classé Comme beaucoup, je suis un nouvel utilisateur de google chrome. La requête “google chrome” qui devait il y a quelques jours être quasiment [...]
3 septembre 2008 à 12:53
Moi aussi j’utilise Opera et je trouve ce nouveau navigateur particuliièrement réussi dans le sens où il est parfaitement adapté aux novices.
On peut importer ses favoris IE, Firefox depuis Opera mais il est vrai qu’Opera ne demande pas l’importation de ces favoris lors de l’installation.
Les options de personnalisation de Google Chrome sont très limitées comparées à Opera et même le nom du navigateur est difficile à retenir.
Je trouve plutôt qu’il s’agit d’un navigateur version “light”, rapide, facile à utiliser.